Accueillir un petit frère ou une petite sœur

L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur est un événement important dans la vie d’un enfant. Si cette nouvelle peut susciter de la joie et de l’excitation, elle peut également faire naître des émotions plus difficiles comme la jalousie, la peur, la colère ou l’inquiétude. Ces réactions sont normales : l’enfant voit son quotidien changer et peut se demander quelle sera désormais sa place dans la famille. En tant qu’adulte, notre rôle n’est pas d’empêcher ces émotions, mais d’accompagner l’enfant avec bienveillance afin qu’il puisse traverser cette étape en confiance.

Comment préparer l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur ?

  • Parler du bébé avant sa naissance : dès que cela est possible, il est intéressant de parler du futur bébé à l’enfant avec des mots simples et adaptés à son âge. Vous pouvez lui expliquer qu’un bébé va rejoindre la famille, lui montrer des photos de lui lorsqu’il était bébé ou lire ensemble des livres sur l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Il n’est pas nécessaire de présenter cette arrivée comme quelque chose de merveilleux à tout prix. Il est préférable d’être honnête : un bébé demande beaucoup de temps et d’attention, il pleure parfois, dort beaucoup et ne pourra pas jouer immédiatement avec lui. Des explications réalistes permettent à l’enfant de construire des attentes plus adaptées à la réalité.
  • Préserver les habitudes de l’enfant : l’arrivée d’un bébé entraîne souvent de nombreux changements. Pourtant, les routines quotidiennes sont rassurantes pour les enfants. Lorsque cela est possible, il est préférable de conserver certains repères : les horaires habituels, les rituels du coucher, les moments de jeu ou encore les activités appréciées par l’enfant. Si des changements sont inévitables, comme un déménagement ou un changement de chambre, il est souvent préférable de les anticiper plusieurs semaines avant l’arrivée du bébé afin que l’enfant ne les associe pas directement à son petit frère ou à sa petite sœur.

Que se passe-t-il pour l’ainé.e ?

« Est-ce que je continue d’exister ? Est-ce que je vais avoir encore une place importante pour mes parents ? »

Accueillir ses ressentis et ses émotions 

L’enfant peut ressentir de la joie, de la curiosité, mais aussi de la colère, de la tristesse ou de la jalousie. Toutes ces émotions sont légitimes. Elles ne signifient pas qu’il n’aime pas son frère ou sa sœur. Lorsqu’un enfant exprime son mécontentement ou son opposition, il a surtout besoin d’être entendu. Plutôt que de minimiser ses émotions (« Tu devrais être content ») ou de le culpabiliser (« Regarde tout ce qu’on fait pour toi »), nous pouvons reconnaître ce qu’il ressent : « Tu aimerais avoir plus de temps avec moi », « C’est difficile de partager papa ou maman en ce moment ».

Quelques idées pour accompagner cette transition

Louise Payet, 2022
Mis à jour en 2026

Louise Payet, éducatrice de jeunes enfants et éducatrice Montessori 0-3 ans

À propos de l’autrice

Louise Payet

Éducatrice de jeunes enfants · Éducatrice Montessori 0-3 ans · Autrice et formatrice

J’accompagne depuis plus de 15 ans les jeunes enfants, leurs familles et les professionnel.les de la petite enfance. À travers Enfance en bienveillance, je partage des ressources pour mieux comprendre le développement de l’enfant et favoriser un accompagnement respectueux de ses besoins, de ses émotions, de son rythme et de son individualité.

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